(Assistant-Docteur.
Éthique et Philosophie Politique. Université de Fribourg Suisse.)
[1] Nietzsche, F.
WL,
Kritische Studien Ausgabe (KSA) 1, p. 880-1, Gruyter, Berlin, 1999.
ITVM,
Oeuvres Philosophiques Complètes (OPC) I, vol. 2, p. 282, Gallimard,
Paris, 1977. Voir: Wotling, P. « Vérité
(Wahrheit) » in :
Nietzsche. Le Vocabulaire des
Philosophes, Philosophie moderne (XIXe siècle), pp. 682-3, Ed. Ellipses,
Paris, 2002.
[2] Haaz, I.
Nietzsche et la métaphore cognitive. Thèse.
Université de Genève,
2005.
[3] Ce texte constitue une
partie de l’examen oral, à l’Université de
Genève, le 23 avril
2005.
[4] Nous n’entrons
pas sur le sujet de la référence biographique de la dispute avec
Wagner, qui sert de repère, sur le plan de l’histoire personnelle,
du tour rhétorique de Nietzsche. Elle constitue à la fois une
révolution libératrice sur le plan des rapports avec Wagner, et
à la fois une rupture conséquente car définitive du langage
comme musique. Cf. Campbell, T. M., “Nietzsche-Wagner to January,
1872”, pp. 544-77, PMLA 56, 1941. Cité à partir de: Schmid,
H. Review : Hödl,
Nietzsches frühe Sprachkritik, p. 181,
New Nietzsche Studies, 5 : 1/2, Sommer 2002. Aussi cf. § 1 et 2
Heinen, R.
Zum „Spiel auf der Grenze des Ästhetischen und des
Moralischen“: Nietzsches Vorlesungen über Rhetorik URL :
<http://www.gradnet.de/papers/pomo2.archives/pomo99.papers/ Heinen
99.htm>
[5] Par exemple, il y
a l’expression ambivalente de Nietzsche dans
PBM à
l’objection que son interprétation extra-morale est aussi et
seulement une interprétation. Nietzsche répond : «
– eh bien, tant mieux – ». Il montre que la
représentation normative « extra-morale » est elle
même à mettre en rapport avec différentes définitions
morales du ‘Bien’ qui impliquent aussi différentes
conceptions politiques.
JGB, 22, KSA 5, p. 37. OPC VII, p.
41.
[6] Ce schéma est
adapté de celui de Gerber. Nous montrerons plus bas les
différences. Voir : Meijers, A.
Gustav Gerber und Friedrich
Nietzsche: Zum historischen Hintergrund der sprachphilosophischen Auffassungen
des frühen Nietzsche; in: Nietzsche-Studien Bd. 17 (1988), p. 377.
Aussi : Hödl,
[7] Mann, T.
Doktor Faustus, XXV, p. 323, Fischer Verl. Frankfurt a. M. 1967. Cf. du
même auteur :
Romans et Nouvelles. III, 1918-1951, trad.
Servicen, L. p. 598, Classiques Modernes, Livre de Poche,
1996.
[8] Nachgelassene
Fragmente. August-September 1885, 40[39], p. 649. OPC XI, pp.
385-6.
[9] Aristote,
Poétique, trad. Hardy, J. 24, 1460a, p. 128, Gallimard, Paris,
1996.
[10] Heinen, R.
Zum
„Spiel auf der Grenze des Ästhetischen und des Moralischen“:
Nietzsches Vorlesungen über Rhetorik, pp. 1 et suiv, op.
cite.
[11] Voir Bornmann, F.
Zur Chronologie und zum Text der Aufzeichnung von Nietzsches
Rhetorikvorlesungen, pp. 491 et suiv., Nietzsche-Studien 26, 1996. De plus
les objections concernant le travail d’édition : Behler, E.
Nietzsches Studium der griechischen Rhetorik nach der KGW, pp. 1 et
suiv., Nietzsche-Studien, Bd. 27,
1998.
[12] A ce sujet :
Most, G. / Fries, T. « Die Quellen von Nietzsches
Rhetorik-Vorlesung », in : Borsch, T./ Gerrratana, F. / Venturelli,
A. (Hg.),
Nietzsche oder „Die Sprache ist Rhetorik“, pp. 1 et
suiv. Fink Verl., München,
1994.
[13] Les documents ayant
trait aux leçons de rhétorique de Nietzsche étaient
disponibles depuis bien plus longtemps, brièvement :
Darstellung
der antiken Rhetorik, le cours intitulé
Geschichte der
griechischen Beredsamkeit ainsi que
Einleitung zur Rhetorik
Aristoteles, une traduction (partielle) par Nietzsche du texte
d’Aristote, font contraster de façon explicite une dimension
morale, qu’on a peu soulignée dans la recherche. On ne doit pas
confondre la rhétorique per se avec le sophisme, ni identifier trop vite
le discours figuratif avec des intentions manipulatrices. Nietzsche, F.
Vorlesungsaufzeichnungen (WS 1871/72-WS 1874/75), bearbeitet und
herausgegeben von Bornmann, F. und Carpitella, M. KGW, Abteilung II, Bd. 4,
Berlin/New York, 1995.
[14] WL, 2, KSA 1, p. 887. OPC I, vol. 2, p. 287.
[15] Aristote,
Rhétorique, livre III, Ch. X et XI, § 1-4. pp. 231-2, trad. Dufour
et Wartelle, Belles Lettres, 1991. Ricoeur, P. « Entre
rhétorique et poétique : Aristote »,
La
métaphore vive, p. 389. Ed. du Seuil, Paris. Detlef, O.
« Die Metapher nach Aristoteles »,
Wendung der Metapher
zur Übertragung in poetologischer, rhetorischer und erkenntnistheorischer
Hinsicht bei Aristoteles und Nietzsche, pp. 55-7, W. Fink Verl.
München, 1998.
[16] Cf. le
travail de Most, G./ Fries, T. op. cite, p. 20. Crusius ne tenait ni la section
8-16 de
Darstellung ni
Abriβ der Geschichte der Beredsamkeit pour des textes destinés à
publication.
[17] Friedrich
Nietzsche : Rhétorique et langage, pp. 99-142, Poétique,
5, 1971 ; voir aussi la perspective déconstructive sur Nietzsche,
que Lacoue-Labarthe formule dans le même cahier sous le titre
Le
détour. Les leçons sur la rhétorique marquent
après cela une séparation avec la forme d’étude
traditionnelle. Selon cette mode de lecture l’occupation avec la
rhétorique antique forme un point de tournant hors de la
métaphysique d’artiste vers une philosophie sceptique
constituée d’aphorismes.
[18] Friedrich
Nietzsche : Das Philosophenbuch/Le Livre du philosophe, trad. &
éd. Kremer-Marietti, A. Paris, 1969. Voir la section 19 des fragments
d’
Eté 1872-début 1873, KSA 7, pp. 417 et suiv. OPC
II, Partie 1, p. 173 et
suiv.
[19] Voir: Stingelin, M.
Nietzsches Wortspiel als Reflexion auf poet(olog)ische Verfahren;
Meijers, A. / Stingelin, M.
Konkordanz zu den wörtlichen Abschriften und
Übernahmen von Beispielen und Zitaten aus Gustav Gerber: Die Sprache als
Kunst (Bromberg 1871) in Nietzsches Rhetorik-Vorlesung und in «Ueber
Wahrheit und Lüge im aussermoralischen Sinne»; Meijers, A.
Gustav Gerber und Friedrich Nietzsche: Zum historischen Hintergrund der
sprachphilosophischen Auffassungen des frühen Nietzsche; in:
Nietzsche-Studien Bd. 17 (1988), pp.
336-390.
[20] Man, P. de,
Nietzsche´s Theory of Rhetoric, in: Symposium: A Quarterly Journal
in Modern Foreign Literatures (1974), pp. 33-51 de même le chapitre
«Rhétorique des tropes (Nietzsche)» in:
Allégories de
la lecture, Paris, 1989 (New Haven,
1979).
[21] Fietz, R.
Medienphilosophie. Musik, Sprache und Schrift bei F. Nietzsche,
Würzburg 1992. 1992.
[22] Gasser, P.
Rhetorische Philosophie. Leseversuche zum metaphorischen Diskurs
in Nietzsches «Also sprach Zarathustra», Frankfurt/M.
1992.
[23] Behler, E.
Nietzsches Sprachtheorie und der Aussagecharakter seiner Schriften, in:
Nietzsche-Studien Bd. 25 (1996), pp. 64 et suiv. ; voir aussi : Gasser, P.
«Columbus Novus» - Zum rhetorischen Impetus von Nietzsches
Philosophie, in: Nietzsche-Studien Bd. 24 (1995), pp. 137 et suiv.
Kremer-Marietti, A.
Nietzsche et la rhétorique, Paris 1992.
[24] Stingelin, M.
Die
Rhetorik des Menschen, in: Nietzsche-Studien Bd. 24 (1995), pp. 336 et
suiv.
[25] Cf. Hödl, H. G.
Nietzsches frühe Sprachkritik, § 3.3.4.4. et § 5..3, op.
cite.
[26] Voir le volume
édité par
Kopperschmidt/Schanze.
[27] Philosophy and Rhetoric 27/3, 1994 ;
Nietzsche and Rhetoric; The
Personalist Forum 10/2, 1994;
Vico and
Nietzsche.
[28] Voir
à côté des leçons sur la rhétorique celles
surtout sur la grammaire latine, KGW Abteilung II, Band 2, Berlin/New York,
1993.
[29] Lacoue-Labarthe, P.
et Nancy, J.-L.
Friedrich Nietzsche Rhétorique et langage, p. 113.
Voir aussi : § 3, p. 111, Poétique 5, 1971. Pour une discussion
du calendrier de ces leçons : cf. p. 32 de notre
travail.
[30] Friedrich
Nietzsche Rhétorique et langage, pp. 111-12, op. cite.
[31] FW, KSA 3, 354, p.
590. OPC V, p. 252,
« Du « génie de
l’espèce ».
[32] Cf. § 1,
« Concept de la rhétorique ».
Friedrich Nietzsche
Rhétorique et langage, p. 104, op.
cite.
[33] Kant, E.
Critique
de la faculté de juger, 1
ère partie,
1
ère section, 1. II, § 51 : de la division des
beaux-arts ; trad. Philonenko, Vrin, 1965, p.
149-50.
[34] Horn, C.
Einführung in die politischen philosophie, p. 92, Wissenschaftliche
Buchgesellschaft, Darmstadt,
2003.
[35]Friedrich
Nietzsche Rhétorique et langage, p. 112, op. cite. Au sujet du
caractère tropologique du langage, voir aussi : Klein, W.
Nietzsche and the Promise of Philosophy, Albany, State University of New
York Press, 1997.
[36] WL, KSA 1, p. 879.
ITVM, OPC I, vol. 2, p.
280.
[37] Nietzsche, F.
Vorlesungsaufzeichnungen, p. 425. Voir aussi : « Rapport de la
rhétorique au langage »,
Friedrich Nietzsche
Rhétorique et langage, § 3, p. 111, op.
cite.
[38] WL, KSA 1, p.
887.
ITVM, OPC I, vol. 2, p.
287.
[39] WL, KSA 1, p.
880 et suiv.
ITVM, OPC I, vol. 2, p. 282 et suiv.
[40] Nous faisons ici
abstraction des discussions relevant des différences entre les
rhétoriques pré-platonicienne, platonicienne et
aristotélicienne, ainsi que des différences entre celle grecque
dans son ensemble et romaine. Pour une histoire de la rhétorique :
Poulakos, J.
Nietzsche and Histories of Rhetoric, Writing histories of
rhetoric, ed. Vitanza, V. J. Carbondale, Edwardsville,
1994.
[41] N Herbst
1869-Herbst 1872, KSA 7, 2[10], p. 47. Aussi : 8[41], p. 238, 12[1], p. 359,
30[10], p. 734. Nous citons :
N, KSA 7, 19[229], p.
491.
[42] Kremer-Marietti, A.
„L’inscription du rythme“,
Nietzsche et la
rhétorique, 187 et suiv. PUF, Paris,
1992.
[43] Meijers, A.
Gustav Gerber und Friedrich Nietzsche: Zum historischen Hintergrund der
sprachphilosophischen Auffassungen des frühen Nietzsche; in:
Nietzsche-Studien Bd. 17 (1988), pp. 385-390. Aussi : Hödl, H. G.
Nietzsches frühe Sprachkritik, p. 83, op.
cite.
[44] Nous laissons ici de
côté l’expérience poétique solitaire et
autobiographique de Nietzsche, qui constitueraient certes des données
précieuses à la première personne, ceci malgré
qu’elles ne contiennent pas toujours des éléments à
caractère strictement
individuel.
[45] Chalmers
montre qu’expliquer les données de la conscience à la
première personne, à partir de celles à la troisième
(la neurobiologie) est « le problème
dur » auquel est confronté une philosophie de la
conscience. Chalmers, D.
How can we construct a science of
consciousness ? In : The Arizona Consciousness Bulletin,
1999.
[46] Chalmers, D.
First-Person Methods in the Science of Consciousness,
ibid.
[47] Köhler, W.
Gestalt Psychology, New York, Liveright, 1929. Marks, L.E.
On perceptual
Metaphors, Metaphor and Symbolic Activity, p. 39, 60-1, 11(1), 1996.
Braaten, R.
Synesthesic correspondence between visual location and auditory
pitch in infants, cité à partir de Marks,
Perceptual
Metaphors, p. 59. op. cite. Voir aussi: Vosniadou, S.
Analogical
reasoning in cognitive development, Metaphor and Symbolic Activity, pp.
300-1, 10 (4), 1995. Brown, A. L.
Analogical learning and transfer:What
develops?, Vosniadou, S. & Ortony, A. (Ed.),
Similarity and
analogical reasoning, pp. 369 et suiv. Cambridge, Un. Press, New York,
1989.
[48] Voir sur ce sujet :
Indurkhya, B.
The thesis that all knowledge is metaphorical and meanings of
metaphor, Metaphor and Symbolic activity, pp. 70-1, 9(1), 1994. C’est
une des raisons pour Langer de justifier l’introduction de la notion
« d’activité symbolique » à la place de
métaphorique. Langer, S.
Philosophy in a new key, pp. 31-2,
Cambridge, 1960.
[49] Kremer-Marietti, A.
Nietzsche, la métaphore et les sciences
cognitives, p. 1-2, URL =
<http://www.dogma.lu/txt/AKM-Nietzsche-meta.htm>, 2000. Kopperschmidt,
J.
Nietzsche’s rhetorical philosophy in :
Nietzsche, Theories of
Knowledge, and Critical Theory, Nietzsche and Sciences I, pp. 205-6. Babich,
B. & Cohen, R. (Ed.), BSPS 203, Kluwer, Dordrecht, 1999.
[50] Hartmann, E. de,
Philosophie de l’inconscient, trad. D. Nolen, t. 1, pp. 323-4,
Germer Baillère, Paris, 1877. Crawford, C.
The Beginnings of
Nietzsche’s Theory of Language, p. 34. Gruyter, Berlin, 1988.
Lacoue-Labarthe, P. et Nancy, J.-L.
Friedrich Nietzsche Rhétorique et
langage, pp. 136-8,
ibid.
[51] Lakoff, G. et
Johnson, M.
Les métaphores dans la vie quotidienne, trad. Fornel,
M. Ed. de Minuit, Paris, 1985. Des mêmes auteurs :
Philosophy in the
flesh, Basic Books, New York, 1999. Voir la comparaison entre Lakoff et
Cormac par Indurkhya :
The thesis that all knowledge is metaphorical and
meanings of metaphor, Metaphor and Symbolic activity, pp. 70-1, 9(1),
1994.
[52] Mac Cormac, E.
A
Cognitive Theory of Metaphor, p. 41, Bradford, London, 1985. Voir aussi :
Kremer-Marietti, A.
Métaphore, Connaissance,
Etudes
Romanesques, 3, II, « Qu’est-ce que la métaphore pour
Nietzsche ? », pp. 14-15, 1995.
[53] Nous avons signalé
le tour idéaliste de la doctrine schopenhauerienne du langage universel
comme musique, qui implique une transposition moderne de la position
réaliste de Platon fondée dans une définition de
l’art comme mimesis. Nous avons laissé de côté la
réflexion sur le rôle du son vis-à-vis de l’image dans
la tragédie qui repose sur une lecture poétique. Signalons aussi
que Nietzsche avait connaissance des aphorismes de Lichtenberg sur la
métaphore comme formation d’un art inconscient. Voir :
Stingelin, M. „
Unsere ganze Philosophie ist Berichtigung des
Sprachgebrauchs“, p. 175, Fink Verl. München, 1996.